Histoires de la Horde

Pour le bien de la Horde

Avec une approche aussi lente et souple l’Imperial Courier, plus sombre que la nuit, glissa vers le sol. Le pilote avait une dextérité et une maîtrise de son vaisseau qui forçait le respect. Il était capable de le poser discrètement et à peu près n’importe où. A bord, pouvait se tenir une petite poignée de commandos avec leur matériel, mais pas grand chose d’autre. Un transport de troupes aurait été plus adapté, mais la taille des Dropship ou similaires était un réel handicap pour ce type d’approches.

Alvinia avait remarqué le point scintillant qui se rapprochait depuis de longues minutes. Le Courier se posa face au Philby puis éteignit toutes les lumières et ses moteurs. Il n’y avait plus aucun bruit alentours, seul grésillait l’intercom avertissant qu’une communication était en attente. Alvinia enclencha la clé de cryptage et autorisa la communication interne. Deux hologrammes apparurent et la saluèrent.

-Bonjour Madame. Nous sommes ravi de vous revoir.

Alvinia regarda les deux commandos, anciens agents de la Phalange Noire, qui avaient rejoint la Horde quelques jours auparavant. Ils étaient très peu nombreux à avoir fait de même, et ce n’était pas une mauvaise chose, car pour chaque arrivée l’Agent de l’Oeil devait s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une opération d’espionnage. Ces deux là étaient fiables, et c’est pour cette raison qu’elle leur avait demandé de la rejoindre sur cette planète où elle patientait depuis maintenant 10 jours.

-Bonjour Messieurs, tout le plaisir est pour moi. Savez-vous pourquoi je vous ai demandé de venir me voir ?

-Certainement pas pour le panorama, Madame. J’imagine que vous avez une mission discrète à nous confier.

-Très discrète. Je m’apprête à embarquer sur l’Orichalque pour une virée à plus de 8000 années lumière d’ici. Mais cette sortie pourrait être la dernière de la flotte si nous n’avons pas pallié au manque critique d’équipement. Je ne vais pas vous faire perdre votre temps. J’ai une liste de matériel de haute technologie à récupérer, mais je n’ai pas le temps, ni les moyens, de faire les courses de manière…

-Légale ? Je vois. Je suppose que vous savez où trouver ce matériel.

-Les coordonnées et la liste arrivent sur votre terminal en ce moment même Capitaine.

-OK, nous nous chargeons de tout ça. D’après mes informations, le départ de la flotte est prévu très prochainement, non ?

-Il nous faut le matériel assez rapidement, oui. Bien sûr, nous pouvons partir sans, mais il va rapidement manquer. Si nous sommes déjà en route, vous nous rejoindrez. Le Yeager est-il assez rapide et large pour une telle mission ?

Le commando prit le temps de parcourir la liste.

-Pas de soucis, Madame. Nous ne sommes que deux pour cette mission, ça ira. Je ne veux pas risquer une approche en python ou T7, si vous voyez ce que je veux dire. Autre chose Madame ?

Elle laissa s’écouler quelques minutes puis, finalement, se senti obligée de poser la question.

-Si vous faîtes cela, Messieurs, c’est pour le bien de la Horde, vous savez. Est-ce que tout ceci vous pose un problème ? C’est presque aux antipodes de ce que vous défendiez il y a encore quelques semaines.

Les deux hommes fixèrent les yeux cybernétique de l’hologramme qui s’affichait dans le Yeager.

-Madame, nous avons fait un choix, celui de continuer à vous faire confiance. Nous ne voyons pas en quoi les derniers événements remettraient en cause cette loyauté. A bientôt Madame, nous ne vous décevrons pas.

La communication fut coupée. Alvinia rejoignit le cockpit de son Cobra et vit, au travers de la verrière poussiéreuse, s’élever un vaisseau noir en partance pour une mission aussi nécessaire que détestable.

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